Réalisations récentes
Scène de la vie courante rapportée par une vieille photo. Une cour, devant ou sur le côté d’une maison; ou bien d’une ferme, car deux chèvres sont au premier plan. Trois personnages sont là, deux enfants et un adulte. Le ciel est partiellement voilé, il fait beau temps. Deux chiens sont tranquillement couchés, près du grillage qui limite cette cour. Sur le grillage, du linge a été étendu pour sécher… Une journée que l’on suppose printanière ou du début de l’été.
L’un des deux enfants, une petite fille bien coiffée est debout près de la maison. Elle est vêtue d’une longue robe claire et ample, probablement mise pour une cérémonie, et tient un petit sac. Le jeune garçon, bien qu’un peu débraillé, apparaît lui-aussi parfaitement endimanché avec chemise blanche et pantalon noir. Il regarde l’appareil photo en train de fixer la scène. Une scène assez cocasse, car l’adulte, avec col blanc et cravate, trait l’une des chèvres…

Ce dernier tableau représente donc une scène un peu décalée par rapport à nos jours. La coupe « Pattes d’eph » du pantalon du jeune homme et la voiture garée au fond de la cour nous ramènent dans années 80, peut-être à leur début.
Dans le même registre que celui reproduisant le cycliste vainqueur d’une course locale (que l’on peut admirer plus bas sur cette même page), cette peinture rappelle sans équivoque que Anne a l’art de faire renaître sur la toile des scènes sans aucun doute plus rares aujourd’hui… des souvenirs parfois lointains.
Au cours des derniers mois, plusieurs autres tableaux ont été peints par Anne, dont celui-ci, copié d’une oeuvre de Betsy Dillard Stroud : « Dalila pense à Matisse »

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Séduite par l’oeuvre de Lioba Brückner, Anne s’est aussi attachée à reproduire l’un de ses tableaux.
« Gaia » est le nom de cette oeuvre dont l’original peut être admiré, parmi une impressionnante série de la même facture, sur le site de l’artiste : https://lioba.info/


Dans le même temps, elle reproduisait l’une des peintures dues à Albert Marquet (1875-1947), concernant Les Sables d’Olonne.
Ici, une copie de « La Plage à Olonne »,toile peinte en 1938.

Cette peinture, elle aussi réalisée par Anne il y a peu de temps, est la reproduction d’une toile signée Henri Mauguin, l’un des principaux représentants du Fauvisme au début du 20ème siècle .
Il s’agit du tableau intitulé « Le Port de Saint Tropez ».
Quelques mots sur l’artiste
Comme beaucoup, Anne considère que la peinture est un agréable passe-temps mais aussi un excellent moyen d’exprimer une vision très personnelle des choses qui nous entourent ou bien d’un évènement; voire quelque chose de plus profond, comme un sentiment.
Mais avant de peindre, elle pensait que la peinture à l’huile exigeait de connaître et maîtriser une ou plusieurs techniques difficiles.
En fait, dit-elle, » je me suis lancée et très vite je me suis rendu compte que c’est en toute simplicité qu’on acquiert les bases« .

Et qu’elle en éprouve un certain plaisir, cela se voit ! Anne et son mari sont agriculteurs. Quand le travail le permet, elle ne manque pas de venir à l’Atelier. Son arrivée, c’est d’abord un grand sourire communicatif, immédiatement suivi d’une anecdote habituellement pimentée d’une sacrée dose d’humour. Une bonne humeur constante, de l’humour souvent pimenté et des yeux moqueurs font partie des traits dominants du caractère d’Anne. Juste ce qu’il faut pour maintenir la bonne ambiance particulière à l’atelier.

Dès qu’elle en a le temps, Anne ne se prive pas de peindre et c’est assez réussi. Le résultat en est de très belles reproductions comme celle réalisée d’après l’oeuvre de Gustave Klimt « La Dame à l’éventail », une peinture témoignant de sa maîtrise du trait et des couleurs.
Ce n’est pas là le seul type de défis qu’elle se donne. Anne est aussi en mesure de rendre réelle sur la toile la fatigue du coureur cycliste venant de passer la ligne d’arrivée. Cela à partir d’une photo de famille. Ou bien la gaieté d’une petite fille latino-américaine en habit traditionnel, etc.


Une analyse toujours juste
Si, pour une raison quelconque, l’un du groupe piétine dans l’avancée de son tableau, éprouve une difficulté pour choisir une couleur, adapter une perspective…, Anne aime participer à la solution du problème.

D’abord, elle regarde et ne dit rien, sérieuse, elle fronce les sourcils. Elle scrute, réfléchit…
Puis la solution vient, tout simplement.











